DIMANCHE 27 JUILLET 2014 À 17 h

 

AU CIN’ETOILE de St Bonnet le Château

             PROJECTION EXCEPTIONNELLE EN AVANT-PREMIÈRE DU FILM

"BORIS PAHOR, PORTRAIT D’UN HOMME LIBRE"

Un documentaire réalisé par Fabienne Issartel

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DEBAT EN PRÉSENCE DE LA RÉALISATRICE FABIENNE ISSARTEL 

Boris Pahor est né le 26 août 2013 à Trieste, dans ce qui s'appelait alors l'Empire austro-hongrois. Ce grand écrivain slovène a traversé deux guerres mondiales, et tous les cauchemars dont le XXe siècle a été prodigue dans sa région. Il a notamment raconté les camps de la mort dans un livre qui reste comme son chef-d'oeuvre: "le Pèlerin parmi les ombres" (la Table ronde, 1990). 

 

 Le documentaire "Boris Pahor, portrait d'un homme libre" donne la parole au grand écrivain slovène de Trieste, Boris Pahor, qui aura bientôt 101 ans. Cet européen humaniste, rescapé des camps, qui a traversé le siècle, nous livre dans ce film sa vision d’un monde où, pour gagner sa liberté, il a dû sans arrêt lutter contre les totalitarismes qui ont croisé sa vie.

Tout commence à Trieste en 1920 quand il voit enfant les“ Chemises Noires “ de Mussolini mettre le feu à la Maison de la Culture Slovène tout près de chez lui. Puis on lui interdit de parler sa langue slovène. Le petit Boris doit devenir Italien de force. Ce traumatisme sera le moteur de son existence.

 C’est avec la culture justement et sa machine à écrire qu’il participe auprès des siens - les Slovènes - à la résistance contre le fascisme, le nazisme, puis plus tard,  le communisme de Tito. Il sera conduit pour cela, après 43, dans les camps nazis. Interné notamment en France au camp du Struthof, il ne devra sa survie qu’à sa capacité à parler de nombreuses langues étrangères et notamment l’allemand. Son récit des camps, "Pèlerin parmi les ombres", publié d’abord en France en 90, est souvent comparé à celui de Primo Levi “ Si c’est un homme “. De retour à Trieste, après la guerre, il dirige une revue littéraire engagée – “ Zaliv “ (Le Golf) - qui est acheminé clandestinement vers la Yougoslavie, redonnant du souffle à ceux auxquels on a muselé la parole derrière le rideau de fer. Il paye cher sa liberté. Boycotté d’un côté en tant que Slovène par les intellectuels de la communauté italienne de Trieste, il est aussi interdit de séjour  de l’autre, par la Slovénie de Tito. Il passe ainsi une grande partie de son existence dans l’anonymat. Professeur de littérature italienne pour gagner sa vie, il poursuit pourtant inlassablement son travail d’écrivain dans la cave de sa maison ou dans la solitude du plateau du Karst.

“ Reconquérir dans ma langue mon pays : c’est la première liberté que je me suis donnée ! “, dit Boris Pahor.

En 2008, après voir lu ses ouvrages traduits en français, je décide d’aller lui rendre visite chez lui à Trieste. Je suis tout de suite fascinée par son étonnante énergie ! Boris Pahor me raconte alors son histoire, par bribes, dans un excellent français. Au récit de sa vie se superpose naturellement, l’autre histoire : celle de nos rencontres entre 2008 et 2013. Je filme souvent seule, persuadée que je dois faire ce film. Que ce soit avec Stéphane Hessel à Paris, au camp du Struthof dans les Vosges, chez lui à Trieste, ou à Bruxelles pour la remise d'une médaille du Citoyen Européen, Boris Pahor est toujours le même, préoccupé de vérité et de justice. C’est un message de mémoire qu’il nous donne, mais aussi d’amour pour l’humanité. Car il aime à dire que l’amour l’a sauvé de tout. Son amour pour les femmes, pour « la Femme », transparaît partout dans son oeuvre dans des pages très sensuelles. Son amour pour la vie se lit aussi en direct, dans ses yeux irradiant d’une lumière étrange, quand il aborde à la fin du film dans la brume au sommet du Nanos, l'idée de sa propre disparition. Vivre en homme libre rendrait-il immortel ? » 

La réalisatrice Fabienne Issartel

 

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